5 choses à savoir sur le Titanic

Titanic

Le Titanic est le plus grand paquebot britannique de l’époque. Il a été construit entre 1909 et 1912. On connait l’histoire : lors de son premier voyage, il heurte un iceberg dans l’océan atlantique et sombre quelques heures plus tard. Le film de James Cameron nous l’explique bien.

Cette article vous présente 5 choses – qu’on ne sait peut-être pas – sur le Titanic et son naufrage.

1 – Le paquebot

La construction du Titanic se déroule à Belfast, en Irlande du Nord.

Titanic vue de profil
Titanic vue de profil

Le paquebot a coûté plus de 7 millions de dollars. Sa longueur était de 269m, ce qui en fait le paquebot le plus long à cette époque (aujourd’hui, le plus long est Allure of the seas et mesure 361m).

2 – Paquebot insubmersible

Le Titanic est conçu d’un double-fond et 8 pompes permettent d’évacuer 400 tonnes d’eau. Il est considéré comme insubmersible.

Alexander Montgomery Carlisle, l’architecte du paquebot et le responsable des canots de sauvetage, ordonne la mise en place de 66 canots dans le paquebot, même si le Titanic est considéré comme insubmersible. Lord Pirrie et Ismay refusent. Carlisle décide donc de partir en retraite anticipé.

3 – L’embarquement des passagers : le cas de Cherbourg1000px-TitanicRoute.svg

A Southampton, 953 passagers et 889 membres d’équipages montent à bord du Titanic. Le paquebot part ensuite direction Cherbourg, en Normandie. Problème : le navire est trop profond pour le port de Cherbourg. Ce sont alors deux transbordeurs, le Nomadic et le Traffic, qui font la navette. Le Nomadic se charge de transporter les passagers de première et seconde classes tandis que le Traffic emmène les français de troisième classe. 274 voyageurs embarquent. Le Titanic fait route jusqu’en Irlande à Queenstown (aujourd’hui, Cohb), où 120 passagers montent à bord. Ce sont surtout des troisièmes classes : à cette époque, beaucoup de pauvres irlandais émigrent vers les Etats-Unis.

4 – Le nauvrage et l’aide des autres bateaux

Suivons heure par heure le naufrage du Titanic en tant que membre d’équipage.

Le 14 avril 1912 vers 9h du matin, après 4 jours de voyage, le Caronia signale des icebergs. Le Baltic, l’America et le Noordam en font de même. La communication à l’époque permettait de transmettre des informations entre bateaux s’ils sont proches ( 300 kilomètres maximum) même si les liaisons n’étaient pas parfaites.

Le soir, vers 21h30, le Mesaba indique qu’ils voient de nombreux gros icebergs. Le temps est clair.

A 23h, le Californian explique qu’ils sont arrêtés et entourés de glace.

Dix minutes plus tard, le Titanic envoit un message leur demandant de se taire : l’envoi du message du Californian brouille le signal. Ils essaient de rentrer en contact avec le Cap Race (près de Saint-Pierre-et-Miquelon).

Peu avant minuit de ce 14 avril, Frederick Fleet, veilleur de nuit, aperçoit un iceberg à 500m. Il téléphone aussitôt à la passerelle. Le 6ième officier envoie le message STOP aux machineries et fait tourner le paquebot à gauche.

37 secondes plus tard, le Titanic heurte l’iceberg. C’est alors le début du naufrage.

A 0h15, le Titanic envoie un message à tous les bateaux comportant six CQD (Come quickly danger, Venez vite danger).

A 0h25, le paquebot envoie un nouveau message à Carpathia cette fois.

Titanic : Nous avons heurté un iceberg. C’est un CQD.

Carpathia : Doit-je en parler au capitaine ? Voulez-vous une assistance ?

Titanic : Oui. Venez vite !

Il est alors à 107 km du Titanic. C’est lui qui tente de porter secours au Titanic en premier.

A 0h35, c’est au tour du Frankfurt de demander ce qu’il ne vas pas. Après la réponse du Titanic, le messager va réveiller le capitaine. Le bateau est à plus de 200km du Titanic.

Pendant ce temps, les fusées de détresses sont envoyés par les membres de l’équipage.

5 – Le bilan

Du fait que le nombre de canots de sauvetage soit insuffisant, beaucoup périrent. De plus, la température de l’eau était glacial : le temps de survie est de 15 minutes.

1 500 personnes sur 2 200 voyageurs sont morts, soit plus de 65%. Le profil type d’une personne qui a survécu est une femme qui voyage en première classe. En effet, 4 profils de ce type sont morts sur 144 personnes au départ, soit 3% environ.

A contrario, un homme de troisième classe était sûr de mourir à 87%. Les membres d’équipages sont décédés à 76%, soit plus que les troisièmes classes (75%).

Comme prévu, le Carpathia arrive en premier et récupère les voyageurs qui s’étaient réfugiés dans les canots de sauvetage.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *